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Le Général André ...

samedi 3 juin 2006, par Patrice Vanneufville


 Le Général (Louis Joseph Nicolas) ANDRÉ (Nuits-Saint-Georges 29 mars 1838 - Dijon 18 mars 1913)

Photo Gershel (Paris)
Photo Gershel (Paris)

Directeur Général de l’École polytechnique.

Ministre de la Guerre de 1900 à 1905, le Général André se signale par une longévité hors norme, et surtout par une action très critiquée visant à républicaniser l’armée. Anticlérical notoire, le Général André s’est illustré par l’affaire des « Fiches » qui recensait les opinions religieuses des officiers dans le but de réserver l’avancement à ceux qui sont républicains. Nous sommes alors en plein débat sur la loi de séparation de l’église et de l’état.

Affaire des « Fiches » : ce fut le nom donné au système instauré par le Général ANDRÉ, ministre de la guerre de 1901 à 1904, par lequel l’avancement des officiers était subordonné à leurs opinions politiques et religieuses consignées sur des « fiches » établies avec la collaboration des loges maçonniques en dehors de toute voie hiérarchique et transmises directement au cabinet du ministre. L’affaire des fiches se situe dans le cadre de la crise religieuse et politique qui secoue la France au début du XXe siècle. Elle soulève de violentes polémiques qui entraîneront la démission du Général ANDRÉ.

 Émile Combes et « l’affaire des fiches »

Né le 6 septembre 1835 dans le Tarn (Sud de la France), Émile Combes succède à Pierre Waldeck-Rousseau à la présidence du Conseil le 7 juin 1902. Docteur en théologie, il envisage de devenir prêtre avant d’exercer la profession de médecin puis de se lancer dans la politique à la fin du 19e siècle. Farouchement anticlérical, il ne désire pas toutefois rompre avec l’Église afin de « mieux la contrôler » et travailler à l’affaiblir. C’est d’ailleurs pour la soustraire à l’autorité du Pape qu’il prend l’initiative de rompre les relations diplomatiques entre la France et le Vatican le 29 juillet 1904. Trois mois plus tard, le projet de loi de séparation qu’il dépose sur le bureau de la Chambre est manifestement dirigé contre la religion catholique.

Mais le scandale de « l’affaire des fiches », qui éclate fin octobre 1904, viendra contrarier son projet.
À peine arrivé à la tête du gouvernement, Émile Combes adresse le 20 juin 1902 aux préfets une lettre leur demandant de favoriser la promotion des seuls fonctionnaires ayant fait la preuve de leur « fidélité aux institutions républicaines ».

Le ministre de la Guerre (“de la Défense", aujourd’hui), le Général André, pour sa part, croit devoir faire enquêter sur les opinions religieuses des cadres de l’Armée. Tous les renseignements recueillis sont consignés sur des fiches (20.000 au total) confiées pour vérification à des personnes étrangères à l’Armée.

De tels faits, portés à la connaissance de l’opinion publique par la presse, irritent les députés de droite à un degré tel que l’un d’entre eux ne peut s’empêcher de gifler le Général André dans l’enceinte de la Chambre le 4 novembre 1904. La démission du ministre de la Guerre consécutive à cette agression entraîne celle du gouvernement Combes le 18 janvier 1905.

Image ci-contre :

L’ASSIETTE AU BEURRE

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NOS GÉNÉRAUX - 1re Série.
par
CAMARA

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12 juillet 1902 - Numéro 67.

(15 portraits humoristiques et satiriques
en couleurs
par Camara
des Généraux de l’époque)

 


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