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Grand quiz sur « La Flûte Enchantée »

dimanche 22 novembre 2020, par Patrice Vanneufville


Tamino, la Reine de la Nuit, Papageno, ces personnages vous disent-ils quelque chose ? Ce sont certains des protagonistes de « La Flûte enchantée » de Mozart, opéra qui retrace le parcours initiatique d’un jeune couple affrontant les épreuves pour accéder à la connaissance et à l’amour.

Saurez-vous répondre aux 21 questions suivantes ?

Etudions ce chef d’œuvre, jouez avec nous !
-Pendant quelle période de sa vie Mozart a-t-il composé « La flûte enchantée » ?




-Dans quelle ville a-t-elle été représentée pour la première fois ?




-Que raconte, globalement l’histoire ?




-Comment s’appelle le jeune homme qui va être « initié » aux mystères ?




-Quel est le personnage représentant le contraire de la sagesse, femme cruelle et exaltée ?




-Ce rôle, sublime, demande une voix très aiguë et un souffle hors du commun. Comment nomme-t-on ce type de voix ?




-Papageno est un personnage assez drôle, joué par le créateur du livret de cet opéra à la première. Ce personnage est commun, terre-à-terre, peu propre à l’élévation. Quel est son métier ?




-Sarastro, le sage, est finalement :




-Quand le personnage de la question 4, un ténor, chante son premier grand aria, avec quel instrument de l’orchestre dialogue-t-il ?




-Quelle phrase magnifique prononce Sarastro à propos de la sagesse ?




-Ce n’est un secret pour personne, cet opéra comporte des évocations du cérémonial franc-maçonnique.




-Papageno, à qui on a trouvé finalement une charmante compagne en la personne de Papagena, va chanter avec elle un duo fameux, au titre tout simple. Quel est ce titre ?




-Le titre de l’opéra est donné en raison de la flûte magique du jeune homme de la question 4, mais quel instrument magique a-t-on donné à Papageno ?




-L’orchestration de « la Flûtée », comme on dit entre nous autres musicos, est très classique, à une exception près. Quel instrument a rajouté Mozart à la formation habituelle ?




-« La Flûte enchantée » comprend deux actes plus une ouverture, splendide et difficile. Dans son film de 1975, version en suédois, Ingmar Bergman, pendant cette ouverture, a filmé quelque chose évoquant la « fraternité universelle ». Quoi ?




-Le chef des esclaves de Sarastro, comment s’appelle-t-il ?




-Et le grand prêtre ?




-Quel est le genre de cet opéra ?




-Quelle importance Mozart accorde-t-il à « La Flûte enchantée » ?




-Dans quel lieu cet opéra est-il destiné à être joué ?




-Quels sont les artistes jouant la première représentation de La « Flûte enchantée » ?





 

Le saviez-vous ?

  • Tout commence en 1791, dans une salle viennoise dirigée par Emmanuel Shikaneder, à la fois acteur, metteur en scène, dramaturge et commanditaire de l’opéra. Ami de longue date de Mozart, Shikaneder lui propose de collaborer à la création d’un grand opéra populaire. Le compositeur, qui en ces dernières années attend avec impatience de nouveaux projets, est enchanté de se lancer dans l’aventure de « La Flûte enchantée ». Pour la première fois dans sa carrière, Mozart compose pour une troupe de théâtre.
  • Lors de cette première représentation, Mozart dirige lui-même son œuvre du clavecin. La salle est remplie d’un millier de personnes. Le public — qui n’est ni celui de la cour, ni celui des résidences princières — vient des faubourgs de Vienne et est habitué à la représentation de pièces féériques : il goûte particulièrement les effets spéciaux, tels que les éclairs et les effets de tonnerre.
  • L’opéra remporte un grand succès et est représenté presque tous les soirs (pas moins de 24 fois en octobre de la même année) devant une salle toujours comble. Mozart accorde une grande importance à « La Flûte enchantée », et il vient régulièrement assister lui-même aux représentations, jusqu’à peu de temps avant sa mort. Un soir, il joue une bonne plaisanterie à Schikaneder qui tient dans l’opéra le rôle de Papageno. Mozart s’est en effet installé dans l’orchestre devant le glockenspiel, que l’on doit entendre au moment où Papageno, sur scène, donne l’illusion de jouer du carillon. Mais, bien exprès, le compositeur décide de faire entendre l’instrument alors que Schikaneder ne fait plus mine de jouer ! « Beaucoup de gens ont compris pour la première fois, par cette plaisanterie, que ce n’est pas lui qui frappe l’instrument » (lettre de Mozart du 9 octobre 1791).
  • Mozart n’était pas un homme sombre ni ennuyeux : il aimait les jeux de toutes sortes (billard, quilles, charades…) et savait réaliser d’étonnants tours de cartes. Son caractère malicieux se révèle dans les péripéties de « La Flûte enchantée » !
  • Quelques jours avant la première, c’est l’effervescence : tout le monde s’active, rien n’est terminé. Comme à son habitude, Mozart apporte des changements de dernière minute. Il compose certains morceaux, comme l’ouverture, la veille de la répétition générale !
  • Dans les passages chantés, Mozart surprend ses auditeurs en alternant plusieurs styles avec malice et ingéniosité. Il réalise un kaléidoscope de musiques vocales : on y trouve de grands airs issus de l’opera seria, des chœurs luthériens d’inspiration religieuse, ainsi que des vocalises diaboliques typiques du bel canto italien.
  • Pour tirer un revenu de ses œuvres, Mozart pouvait réécrire pour piano, pour quatuor à cordes, pour ensemble à vents, les moments les plus appréciés de ses opéras et les vendre en feuillets séparés. Mais il devait s’en occuper rapidement car les droits d’auteur n’étaient pas protégés au XVIIIe siècle, si bien que le premier venu pouvait arranger et vendre impunément sa musique.

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