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« Portrait - Guy Candeloro »

dimanche 1er mai 2005, par Patrice Vanneufville


 Des rimes de passion pour toute une vie dédiée à la musique et au violon

Guy Candeloro, ayant commencé son solfège en 1928, porte en lui depuis 67 ans sa ferveur pour le violon. « Si je n’en joue pas, je suis malade », affirme Guy. Pourtant c’est par hasard qu’il a attrapé le virus : « C’était en 1928. Mon père, qui jouait de l’accordéon, émit le souhait que j’apprenne la musique et partit pour m’acheter le même instrument que lui. Mais comme à cette époque nous vivions chichement, il revint à ma grande surprise avec un violon, le prix était plus modique ... Je suis pourtant, loin de regretter ce concours de circonstances car c’est vraiment un instrument magique qui forge la sensibilité et la réflexion ».

C’est très tôt, à 12 ans, qu’il donne ses premiers concerts dans les cafés, comme celui de l’Avenir situé avenue Paul Santy. « Vous savez, à cette époque, tous les cafés faisaient appel à des musiciens. C’était aussi le temps de mes premiers bals » continue Guy Candeloro avec un brin de nostalgie. A 15 ans, il fait ses premiers pas de violoncelliste au sein de l’U.M.A.C (Union mutuelle des anciens combattants). En fait, selon Guy, on l’a davantage pris par protection, que pour son talent : « il me fallait encore beaucoup travailler, en tant que troisième violon, pour être au niveau des autres musiciens. Un peu vexé et pressé de faire des progrès, j’ai réussi à convaincre mon père de me financer des cours de musique avec trois professeurs différents. Vous imaginez mon agenda, puisqu’en plus l’allais à l’école et j’effectuais mon apprentissage professionnel. Mais les résultats ont été probants, car trois ans plus tard je suis passé violon solo ».

 Oublier les heures sombres

Ensuite, c’est l’entrée dans la terrible époque de la guerre. Même si Guy Candeloro est réfractaire au S.T.O., il doit se résoudre à partir en Allemagne. En 1945, il prend la décision de monter sa propre formation « Guy Candell », composée de 17 musiciens. Toutes les formations musicales connaissent à cette époque le succès, les gens ayant besoin de s’amuser, d’oublier les heures sombres. Jusque dans les années 1956-1957, il peut financièrement rester professionnel en se produisant dans les bals, au Palais d’Hiver, à l’hôtel de l’Europe et dans d’autres grandes maisons lyonnaises. Il lui faut pourtant se résoudre à reprendre son ancien métier de mécanicien et retourner travailler au sein de l’usine Berliet, tout en s’adonnant à sa passion, en soirée, au sein d’une plus petite formation de 7 musiciens. « Il fallait vraiment être mordu. Je rentrai souvent à 3 ou 4 heures du matin, et il fallait que je sois à 5 heures à l’usine », se souvient Guy.

Depuis 3 ans, Guy Candeloro dirige bénévolement une école musicale dans un groupe scolaire du 8e arrondissement.

Le Progrès 1995.


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