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Article de Presse : Guy Candeloro... 74 ans au service de la musique

vendredi 20 avril 2007, par Patrice Vanneufville


 A l’âge de 86 ans, Guy Candeloro se promène toujours du côté de l’école de musique Général-André pour le plaisir des enfants.

Guy Candeloro, le sourire aux lèvres, arpente la place Général-André près de laquelle il habite depuis 58 ans
/ Photo Frédéric Blanc

JUSTE un verre de limonade. « Mon médecin m’a dit de faire attention. A mon âge, la consommation d’alcool — comme le tabac que j’ai totalement arrêté — fait craindre un accident cardio-vasculaire ».

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 « Ils sont bien loin ces jours sombres de l’occupation »

Dans son appartement près la place Général André, Guy — le musicien de toujours — prend bien soin de sa santé. « Je me souviens des années de guerre en Allemagne au Service du Travail Obligatoire. C’était des policiers français qui nous avaient conduits là-bas. Pas des Allemands : des Français ! On formait un orchestre — déjà à l’époque — que l’occupant nous avait demandé de constituer. Parler de santé me ramène à cette époque où on manquait de tout. »
Ils sont pourtant loin ces jours sombres de l’Occupation. Mais entre les partitions de musique, les livres et photos souvenirs de tant d’années passées entre récitals et tournées ramènent à ces temps révolus de la Seconde Guerre ou de la Libération. La jeunesse, quoi !

 Tout pour l’école de musique

Guy Candeloro s’appelait autrefois Guy Candell. « Avec deux —ll car avec une seul —l on ne vole pas ! je disais alors » ajoute-t-il dans un sourire. A partir de 46 jusqu’en 70, ce violoniste de formation sillonnait la région — et plus encore — dans un bus à ses couleurs, où son nom de scène figurait en lettres capitales. Une double de vie. Vie d’usine chez Berliet à Vénissieux et vie de musicien à dormir parfois seulement deux heures. « J’ai sorti des disques, j’ai été également chef d’orchestre à diriger une fois 200 personnes ! J’ai de fabuleux souvenirs.
on s’éclatait vraiment » se rappelle celui qui cotoyait en son temps Macias, Verchuren ou Mitchell.

Aujourd’hui, Guy Candeloro partage son temps entre ce quartier où il vit depuis 1928 et une petite maison à Septème — une trentaine de kilomètres de Lyon.
Instants heureux passés avec son amie en rase campagne. L’École de Musique Général André c’est encore tous les après-midi de la semaine hors vacances scolaires.
Il l’a créé de toutes pièces après avoir relevé celle de Mions.
Et c’est aussi — mais c’est un secret — son dernier rêve à lui, l’enfant d’immigré issu du bidonville du « Village Nègre » : « Avec 90 élèves — contre quatre ou cinq au départ — j’aimerai la voir dans un bâtiment tout neuf. Un temple dédié à la musique. »


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